Son nom signifie « la belle est venue » mais on ne sait rien de sûr quant à son origine. On a pensé que Néfertiti serait le nom égyptien qu'aurait pris la princesse mitannienne Tadoughépa envoyée en Égypte à la demande d'Aménophis III. Selon d'autres égyptologues Néfertiti serait une fille d'Aménophis III, donc une sœur d'Akhenaton, ce qui paraît douteux, ou une cousine dont les parents serait Aÿ et Tiy. Il semblerait plutôt qu'elle ait été une égyptienne de petite noblesse. On ne sait donc ni quand ni pourquoi Akhenaton a épousé Néfertiti. 
Néfertiti fut très étroitement associée au trône de son époux. Dans toutes les représentations royales amarniennes, on la rencontre toujours aux côtés du roi avec leurs filles. Ainsi voit-on le couple royal dans l'intimité, mangeant en famille, s'enlaçant lors d'une promenade en char, ou au cours de cérémonies officielles, recevant sujets ou ambassadeurs, officiant lors du culte, distribuant l'or aux hauts fonctionnaires.
Parmi les filles du couple royal, l'aînée, Méritaton, épousa Semenkharê; la seconde, Maketaton, mourut prématurément, sa tombe a été retrouvée dans la nécropole d'Amarna, la troisième, Ankhsenpaaton, épousa Toutankhamon (elle prit ensuite le nom d'Ankhesenamon). De leurs trois autres filles nous ne connaissons que des noms: Néfeméferouaton, Néfeméferourê et Setepenrê.
Dans les dernières années du règne Akhenaton (sans doute trois ans avant sa mort), Néfertiti se sépara de son époux sans cependant avoir été répudiée. Retirée dans le palais septentrional appelé Het Iten (le Château d'Aton), il semble qu'elle ait continué de régner parallèlement à son époux, après avoir recueilli Toutankhamon et son épouse.
On ignore totalement ce qu'est devenue Néfertiti après la mort de son époux ni quand elle mourut et où elle fut enterrée.
Tell el-Amarna
Un cirque désertique cerné de falaise et n'ouvrant que sur le Nil : c'est ici, en un lieu "qui n'appartenait ni à un dieu, ni à une déesse, ni à un prince, ni à une princesse", qu'Aménophis IV (1353-1337, délaissant Thèbes et ses dieux et prenant pour nom Akhenaton, fit batir sa capitale, Akhétaton, en l'honneur d'un nouveau dieu, Aton (la disque solaire).
Cette "révolution" à la fois politique et religieuse eut son contrecoup dans le domaine des arts, caractérisés par critères esthétiques bien spécifiques, tel l'allongement des corps et des visages.
Mais Amarna et son dieu, qui ont fait couler beaucoup d'encre, ne furent somme toute qu'un épisode éphémère de l'histoire égyptienne : à la mort d'Akhénaton, la ville fut détruite pas ses successeurs, la capitale retourna à Thèbes et le culte d'Amon fut restauré.
Ô Amon-rê!
Dieu tout puissant des deux terres
de tes rayons dorés
Puisses-tu éclairer mes pensées
Et toi Ô Thot!
Ne dis pas que je suis sotte
Car toute la vérité
Du Verbe je connais
Ô Râ!
Garde ton oeil a coté de toi
et évite que Sekhmet
en détruisant les hommes ne fasse la fête
Oui, toi Ô Sekhmet!
Opposée de Bastet
Adoucis-toi
Et retourne voir Râ
Ô Osiris!
Je t'offre ce lys
Pour garantir ta bonté
Lors de ma pesée
Ô Mout!
Mère d'éternité
N'aies aucuns doutes
Je te suis toute dévouée
Ô belle Bastet!
Douce déesse chat
donne-moi l'honneur de baisser la tête
Pour m'incliner devant toi
Ô vous tous dieux d'Egypte!
Comme je vous envie
D'avoir connu l'empire d'Egypte
Le plus beau de tous les pays
Un des aspects les plus intéressants de l'Égypte ancienne est sa religion. La profondeur de la pensée égyptienne et l'imagination débordante dont témoigne la conception d'idées et d'images de dieux et de déesses sont incomparables. Dans l'élaboration de leurs croyances, les égyptiens travaillaient sur le plan cosmique, cherchant à comprendre les lois les plus fondamentales de l'univers.
Ils élaborèrent les premières conceptions de la divinité. Leurs croyances évoluèrent lentement au fil des siècles pour déboucher progressivement sur une vision globale du monde, celle de la population du Nil.
C'est la religion qui unit les communautés locales et en fait une nation. Elle est à l'origine de la pensée et des valeurs communes essentielles a la croissance d'une civilisation. Aucune religion n'est pleinement formée à sa naissance. Dans le cas de l'Égypte antique, on peut voir que les systèmes de croyances ont évolués pour devenir la force motrice des expressions culturelles. Aux premiers stades de la pensée humaine, la notion de Dieu n'existait pas. Nos lointains ancêtres se préoccupaient des phénomènes naturels et des puissances qui les régissaient; ils n'adoraient pas une forme personnalisée de Dieu. Le stade de l'évolution religieuse est dit "magique".
En Égypte, avant l'apparition de la notion de Dieu, le pouvoir magique était renfermé dans le hiéroglyphe d'un sceptre. C'est l'un des symboles les plus durables du pouvoir divan, toujours présent dans les représentations des pharaons et des Dieux.
La société humaine évoluant, les gens acquirent graduellement une certaine identité personnelle. Davantage conscients de l'individualité, les humains se mirent à concevoir les Dieux sous une forme personnalisée. Ce stade est dit "mythique". En Égypte, ce processus débuta à la fin de la période préhistorique, au moment où l'écriture apparaissait et où les mythes étaient formulés. A ce stade, chaque ville d'Égypte avait sa propre divinité, manifestée dans un fétiche matériel ou un dieu représenté sous la forme d'un animal (déesse chatte, déesse cobra, dieu ibis, etc...) . Le panthéon devenant de plus en plus cohérent, ces dieux et déesses furent dotés de corps humains et crédités d'attributs et d'activités humaines. Les temples des principales villes du pays furent édifiés pour vénérer les dieux locaux. Sous le nouvel Empire, ces temples honorèrent une triade de Dieux, s'inspirant du modèle établi par la famille mythique d'Osiris, Isis et Horus.
Comme toutes les religions, celle de l'Égypte ancienne était complexe. Au fil des siècles, de religion à divinités locales, elle passa à une religion nationale comportant un nombre plus restreint de divinités principales. Certains théologiens pensent que l'Égypte s'acheminait vers une foi monothéiste en un créateur unique symbolisé par le dieu solaire. Il n'existait pas de croyances uniformes, mais les égyptiens partageaient une conception commune de la création du monde et de la possibilité de retourner au chaos si on laissait se déchaîner les forces destructrices de l'univers.
Lorsque Grecs et Romains conquirent l'Égypte, leur religion fut influencée par celle de l'Égypte. les croyances païennes anciennes disparurent progressivement, remplacées par des religions monothéistes.

(Amon et Mout)

