Tell el-Amarna
Tell el-Amarna
Un cirque désertique cerné de falaise et n'ouvrant que sur le Nil : c'est ici, en un lieu "qui n'appartenait ni à un dieu, ni à une déesse, ni à un prince, ni à une princesse", qu'Aménophis IV (1353-1337, délaissant Thèbes et ses dieux et prenant pour nom Akhenaton, fit batir sa capitale, Akhétaton, en l'honneur d'un nouveau dieu, Aton (la disque solaire).
Cette "révolution" à la fois politique et religieuse eut son contrecoup dans le domaine des arts, caractérisés par critères esthétiques bien spécifiques, tel l'allongement des corps et des visages.
Mais Amarna et son dieu, qui ont fait couler beaucoup d'encre, ne furent somme toute qu'un épisode éphémère de l'histoire égyptienne : à la mort d'Akhénaton, la ville fut détruite pas ses successeurs, la capitale retourna à Thèbes et le culte d'Amon fut restauré.